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Territoriaux et réseaux sociaux : les territoriaux sont-ils fachés avec les réseaux sociaux ?
Petite réflexion sur les réseaux sociaux et les territoriaux. Les territoriaux sont-ils fachés avec les réseaux sociaux ?
Publié le 02-07-2011
Publié le 02-07-2011
Près d’un actif français sur deux est présent sur Facebook : l’engouement pour les réseaux sociaux, Facebook en tête, est réel. Mais les français privilégient avant tout les réseaux sociaux dans un cadre personnel. L’utilisation des réseaux à titre professionnel est beaucoup moins significative : sur 28 millions d’actifs, seuls 4 millions possèdent un compte sur Viadeo et environ 1 million sur Linkedin. Même en faisant abstraction du fait que la très grande majorité des professionnels français inscrits sur Linkedin le sont aussi sur Viadeo, cela signifie que moins de 18% des actifs français est présent sur les réseaux sociaux professionnel.
Cet engouement très relatif pour les réseaux sociaux professionnel n’est pas uniquement lié à la CSP : une étude IFOP réalisée en janvier 2010 indiquait en effet que seulement 19% des cadres se sert des réseaux sociaux pour des motifs professionnels.
Qu’en est-il des territoriaux ?
Le constat est encore pire si l’on ne s’intéresse qu’aux fonctionnaires territoriaux : seuls 7434 membres de Viadeo indiquent comme secteur d’activité professionnel « collectivités locales / territoriales ». Rapporté au nombre total d’agents de la FPT (1 769 273 agents lors du dernier bilan social publié), cela nous indique donc que seulement 0,42% des territoriaux seraient présents sur le leader des Réseaux Sociaux Professionnels en France. Pas vraiment glorieux.
Un élément d’explication pourrait-elle être la faible proportion de cadre dans la FPT ? Si cette réponse pourrait au premier abord expliquer cette faible présence des territoriaux sur les réseaux, il apparaît que l’explication ne se trouve pas là !
En effet, si l’on considère que l’ensemble des inscrits « collectivités » sur Viadeo sont uniquement des agents de catégorie A et B et que l’on calcul le ratio par rapport au nombre d’agents de catégorie A et B de la FPT (389 240), on obtient le ratio de 1,91%. On est encore loin de la moyenne nationale globale !!!
Et les réseaux sociaux professionnels spécialisé « FPT » ?
Il aurait été possible de se dire que si les agents de la FPT étaient si peu présents sur les réseaux sociaux professionnels « généralistes », c’était en raison de la spécificité de la FPT : les territoriaux ne trouveraient pas leur place au sein des salariés du « privé » !
Plusieurs réseaux sociaux ont d’ailleurs vu le jour ces derniers mois. On peut en effet compter 4 lancements de réseaux sociaux « territoriaux » depuis le dernier trimestre 2010. Par ordre alphabétique ;-) :
- Apronet (association des professionnels internet des collectivités territoriales)
- CanalPublic, qui présente la particularité de s’intéresser à l’ensemble du secteur public et non aux seuls territoriaux
- Cyber-Collectivité, qui comme l’Apronet est exclusivement réservé aux territoriaux
- ExpertPublic, qui s’il cible plus spécifiquement le secteur public local n’est pas limité aux seuls territoriaux
Ces réseaux ont des origines diverses : émanation d’une association existante dans le cas de l’Apronet, initiative d’une société dans le cas de CanalPublic, émanation d’un groupe de presse dans le cas d’ExpertPublic, ou bien simple initiative personnelle dans le cas de Cyber-Collectivité.
Ces réseaux sociaux parviennent-ils à d’avantage séduire les territoriaux que les réseaux sociaux généralistes ?
Une estimation rapide du nombre de territoriaux présents sur chacun de ces réseaux nous donne un total d’environ 1500 territoriaux (et encore, il existe certainement un nombre certain de doublons…). Certes, ces réseaux sont récents, entre 4 et 8 mois d’existence, mais tout de même, cela ne semble pas vraiment impressionnant !
Il est d’ailleurs curieux de s’apercevoir que malgré la diversité des organes à l’origine du réseau, et donc des moyens et méthodes de « recrutements » de membre, aucun ne parvient à réellement attirer un nombre de territoriaux significatif.
Ce faible engouement est encore plus criant quand on regarde le taux de pénétration que cela représente : si l’on rapporte ce nombre de membres « territoriaux » au nombre total des agents de la FPT, on obtient le ratio de 0,08%... Rapporté uniquement au nombre total d’agents de FPT appartenant aux catégories A et B, le ratio ne passe qu’à 0,39%...
Bon les territoriaux ne sont pas nombreux sur les réseaux sociaux professionnels. OK, mais au moins, ces réseaux fonctionne-t-ils ?
Une visite rapide sur chacun de ces réseaux impose un constat : l’activité n’est en règle générale pas débordante !
Soit la seule activité des membres est de s’inscrire sur le réseau puis de… ne rien faire voire ne plus revenir…
Soit l’activité est concentrée sur une, parfois deux, communautés thématiques ciblée et quasi inexistante sur les autres.
Soit l’activité est diffuse mais très faible sur un plus grand nombre de thématique.
Il y visiblement un déficit de taille pour que ces communautés prennent tout leur sens. Il est souvent question en ce qui concerne le web 2.0 de la règle des 1% : sur 100 membres, 1 va créer un contenu inédit, 10 vont interagir avec le contenu créer et l’enrichir (commenter, améliorer, tagger, recommander, noter, ...) et les 89 personnes vont le lire, l’utiliser, le consommer.
Il est donc clair que ces réseaux n'auront une chance d'apporter une réelle valeur ajoutée à leurs membres que s'ils parviennent à séduire d'avantages les territoriaux !
Cela ne semble pas impossible car l'intérêt semble réel. Dans le cadre de ma tentative de lancement de cyber-collectivité, j'ai contacté par mail 600 territoriaux (que je ne connaissais pas du tout). Ces 600 invitations ont généré environ 200 inscriptions et plus de 80 réponses "détaillées" indiquant qu'ils trouvaient que cela était une très bonne idée. L'intérêt peut donc être éveillé.
Reste à trouver la recette pour démultiplier les inscriptions avant que la déception ne gagne une bonne partie des premiers candidats au réseautage social entre territoriaux...
Petit tableau récapitulatif des réseaux sociaux professionnels « nouvelle génération » destinés plus ou moins directement à la fonction publique territoriale
Ces informations sont très approximatives et sont à interpréter avec prudence. Chiffres estimés au 01/07/2011. Si les éditeurs des sites concernés souhaitent apporter une correction, il suffit de me contacter et je mettrais les informations à jour.
Et les médias territoriaux, ils les utilisent les réseaux sociaux ?
Force est de constater que les médias sociaux ne sont pas beaucoup plus présent sur les réseaux sociaux que les agents à qui ils s’adressent : ni la Gazette des communes, ni la Lettre du Cadre ne sont présents sur Facebook.
Ces médias sont en revanche plus présents sur Twitter, réseaux encore plus confidentiel, mais plus prisé des journalistes en général. On peut en effet retrouver sur Twitter :
- La Gazette des Communes : 2175 tweets, 311 abonnements, 682 abonnés
- Le Moniteur : 3 tweets, 20 abonnements, 149 abonnés
- EmploiPublic : 3022 tweets, 428 abonnements, 404 abonnés
- La Lettre Du Cadre : 203 tweets, 16 abonnements, 124 abonnés
Conclusions
Quelles conclusions en tirer ? Pourquoi les agents de la FPT utilisent aussi peu les réseaux sociaux ?
L’une des explications est peut-être l’absence d’intérêt des réseaux sociaux pour le recrutement. En effet, l’un des principaux objectifs des membres des réseaux sociaux professionnels est le recrutement : trouver un emploi, se faire « chasser » par un recruteur, etc…
Or, il faut avouer que cet enjeu est beaucoup moins présent au sein de la FPT. Concernant la recherche d’emploi, la quasi-totalité des annonces étant publiées sur un seul et même site internet, les réseaux sociaux n’apportent pas vraiment de plus values. Concernant le fait de se faire chasser, l’intérêt est peut-être plus grand. Mais cela reste très relatif, les 5 ou 6 principaux cabinets de recrutement utilisés par les collectivités doivent couvrir 95 des « chasses ». Il n’est donc pas bien difficile pour un candidat à la mobilité de se faire connaître des cabinets…
Un autre objectif majeur recherché par les « cadres » du privé sur les réseaux sociaux est la recherche d’opportunités commerciales. Là encore, il s’agit d’un objectif qui ne concerne que très peu la FPT.
Les réseaux sociaux professionnels « territoriaux » ne peuvent donc principalement apporter à leurs membres que le partage d’expérience, le partage des connaissances, et l’entraide.
Cela est-il suffisamment déterminant pour inciter les territoriaux à adopter ce nouvel outil ? D’autant que le déficit de connaissance (déficit de formation ?) des nouvelles technologies des territoriaux ne facilite pas le désir de changement…
Cet engouement très relatif pour les réseaux sociaux professionnel n’est pas uniquement lié à la CSP : une étude IFOP réalisée en janvier 2010 indiquait en effet que seulement 19% des cadres se sert des réseaux sociaux pour des motifs professionnels.
Qu’en est-il des territoriaux ?
Le constat est encore pire si l’on ne s’intéresse qu’aux fonctionnaires territoriaux : seuls 7434 membres de Viadeo indiquent comme secteur d’activité professionnel « collectivités locales / territoriales ». Rapporté au nombre total d’agents de la FPT (1 769 273 agents lors du dernier bilan social publié), cela nous indique donc que seulement 0,42% des territoriaux seraient présents sur le leader des Réseaux Sociaux Professionnels en France. Pas vraiment glorieux.
Un élément d’explication pourrait-elle être la faible proportion de cadre dans la FPT ? Si cette réponse pourrait au premier abord expliquer cette faible présence des territoriaux sur les réseaux, il apparaît que l’explication ne se trouve pas là !
En effet, si l’on considère que l’ensemble des inscrits « collectivités » sur Viadeo sont uniquement des agents de catégorie A et B et que l’on calcul le ratio par rapport au nombre d’agents de catégorie A et B de la FPT (389 240), on obtient le ratio de 1,91%. On est encore loin de la moyenne nationale globale !!!
Et les réseaux sociaux professionnels spécialisé « FPT » ?
Il aurait été possible de se dire que si les agents de la FPT étaient si peu présents sur les réseaux sociaux professionnels « généralistes », c’était en raison de la spécificité de la FPT : les territoriaux ne trouveraient pas leur place au sein des salariés du « privé » !
Plusieurs réseaux sociaux ont d’ailleurs vu le jour ces derniers mois. On peut en effet compter 4 lancements de réseaux sociaux « territoriaux » depuis le dernier trimestre 2010. Par ordre alphabétique ;-) :
- Apronet (association des professionnels internet des collectivités territoriales)
- CanalPublic, qui présente la particularité de s’intéresser à l’ensemble du secteur public et non aux seuls territoriaux
- Cyber-Collectivité, qui comme l’Apronet est exclusivement réservé aux territoriaux
- ExpertPublic, qui s’il cible plus spécifiquement le secteur public local n’est pas limité aux seuls territoriaux
Ces réseaux ont des origines diverses : émanation d’une association existante dans le cas de l’Apronet, initiative d’une société dans le cas de CanalPublic, émanation d’un groupe de presse dans le cas d’ExpertPublic, ou bien simple initiative personnelle dans le cas de Cyber-Collectivité.
Ces réseaux sociaux parviennent-ils à d’avantage séduire les territoriaux que les réseaux sociaux généralistes ?
Une estimation rapide du nombre de territoriaux présents sur chacun de ces réseaux nous donne un total d’environ 1500 territoriaux (et encore, il existe certainement un nombre certain de doublons…). Certes, ces réseaux sont récents, entre 4 et 8 mois d’existence, mais tout de même, cela ne semble pas vraiment impressionnant !
Il est d’ailleurs curieux de s’apercevoir que malgré la diversité des organes à l’origine du réseau, et donc des moyens et méthodes de « recrutements » de membre, aucun ne parvient à réellement attirer un nombre de territoriaux significatif.
Ce faible engouement est encore plus criant quand on regarde le taux de pénétration que cela représente : si l’on rapporte ce nombre de membres « territoriaux » au nombre total des agents de la FPT, on obtient le ratio de 0,08%... Rapporté uniquement au nombre total d’agents de FPT appartenant aux catégories A et B, le ratio ne passe qu’à 0,39%...
Bon les territoriaux ne sont pas nombreux sur les réseaux sociaux professionnels. OK, mais au moins, ces réseaux fonctionne-t-ils ?
Une visite rapide sur chacun de ces réseaux impose un constat : l’activité n’est en règle générale pas débordante !
Soit la seule activité des membres est de s’inscrire sur le réseau puis de… ne rien faire voire ne plus revenir…
Soit l’activité est concentrée sur une, parfois deux, communautés thématiques ciblée et quasi inexistante sur les autres.
Soit l’activité est diffuse mais très faible sur un plus grand nombre de thématique.
Il y visiblement un déficit de taille pour que ces communautés prennent tout leur sens. Il est souvent question en ce qui concerne le web 2.0 de la règle des 1% : sur 100 membres, 1 va créer un contenu inédit, 10 vont interagir avec le contenu créer et l’enrichir (commenter, améliorer, tagger, recommander, noter, ...) et les 89 personnes vont le lire, l’utiliser, le consommer.
Il est donc clair que ces réseaux n'auront une chance d'apporter une réelle valeur ajoutée à leurs membres que s'ils parviennent à séduire d'avantages les territoriaux !
Cela ne semble pas impossible car l'intérêt semble réel. Dans le cadre de ma tentative de lancement de cyber-collectivité, j'ai contacté par mail 600 territoriaux (que je ne connaissais pas du tout). Ces 600 invitations ont généré environ 200 inscriptions et plus de 80 réponses "détaillées" indiquant qu'ils trouvaient que cela était une très bonne idée. L'intérêt peut donc être éveillé.
Reste à trouver la recette pour démultiplier les inscriptions avant que la déception ne gagne une bonne partie des premiers candidats au réseautage social entre territoriaux...
Petit tableau récapitulatif des réseaux sociaux professionnels « nouvelle génération » destinés plus ou moins directement à la fonction publique territoriale
Ces informations sont très approximatives et sont à interpréter avec prudence. Chiffres estimés au 01/07/2011. Si les éditeurs des sites concernés souhaitent apporter une correction, il suffit de me contacter et je mettrais les informations à jour.
Et les médias territoriaux, ils les utilisent les réseaux sociaux ?
Force est de constater que les médias sociaux ne sont pas beaucoup plus présent sur les réseaux sociaux que les agents à qui ils s’adressent : ni la Gazette des communes, ni la Lettre du Cadre ne sont présents sur Facebook.
Ces médias sont en revanche plus présents sur Twitter, réseaux encore plus confidentiel, mais plus prisé des journalistes en général. On peut en effet retrouver sur Twitter :
- La Gazette des Communes : 2175 tweets, 311 abonnements, 682 abonnés
- Le Moniteur : 3 tweets, 20 abonnements, 149 abonnés
- EmploiPublic : 3022 tweets, 428 abonnements, 404 abonnés
- La Lettre Du Cadre : 203 tweets, 16 abonnements, 124 abonnés
Conclusions
Quelles conclusions en tirer ? Pourquoi les agents de la FPT utilisent aussi peu les réseaux sociaux ?
L’une des explications est peut-être l’absence d’intérêt des réseaux sociaux pour le recrutement. En effet, l’un des principaux objectifs des membres des réseaux sociaux professionnels est le recrutement : trouver un emploi, se faire « chasser » par un recruteur, etc…
Or, il faut avouer que cet enjeu est beaucoup moins présent au sein de la FPT. Concernant la recherche d’emploi, la quasi-totalité des annonces étant publiées sur un seul et même site internet, les réseaux sociaux n’apportent pas vraiment de plus values. Concernant le fait de se faire chasser, l’intérêt est peut-être plus grand. Mais cela reste très relatif, les 5 ou 6 principaux cabinets de recrutement utilisés par les collectivités doivent couvrir 95 des « chasses ». Il n’est donc pas bien difficile pour un candidat à la mobilité de se faire connaître des cabinets…
Un autre objectif majeur recherché par les « cadres » du privé sur les réseaux sociaux est la recherche d’opportunités commerciales. Là encore, il s’agit d’un objectif qui ne concerne que très peu la FPT.
Les réseaux sociaux professionnels « territoriaux » ne peuvent donc principalement apporter à leurs membres que le partage d’expérience, le partage des connaissances, et l’entraide.
Cela est-il suffisamment déterminant pour inciter les territoriaux à adopter ce nouvel outil ? D’autant que le déficit de connaissance (déficit de formation ?) des nouvelles technologies des territoriaux ne facilite pas le désir de changement…
Les Commentaires :
1.
Commentaire de JN 17-08-2011
Bonjour Nico
Très bon article, riche d'infos sur les réseaux sociaux et leur utilisation au sein notamment de la FTP
J'ajouterais quelques éléments concernant ce constat sur le faible taux de pénétration parmi les territoriaux pour alimenter cette réflexion :
1) Le devoir de réserve : si le réseau social peut faciliter l'échange d'expériences, où se situe par exemple la limite dans l'expression d'un pb rencontré dans notre Collectivité afin de trouver une aide sans courir le risque de franchir la ligne jaune ?
1bis) Je m'interroge d'ailleurs , et sans revenir sur le contenu du livre - chacun se fera sa propre opinion - en corollaire de ce premier point sur '' l'effet Zoé Shepard '' qui peut aussi jouer sur l'absence de velléité d'échanger via les réseaux sociaux.
2) Concernant Viadeo ou autres Linkdin : s'il s'agit d'utiliser ces réseaux en termes de mobilité, on peut s'interroger sur le taux de territoriaux candidats à une quelconque mobilité ? Par ailleurs, nous pourrions aussi être victimes éventuellement d'une forme du '' complexe du fonctionnaire '' et de l'image souvent négative qui reste véhiculée autour de ce terme : trop souvent, nous sommes des fonctionnaires avant d'être des spécialistes ès Routes, Transports, systèmes d'information ou autres (le fait de suivre des formations diplômantes - hors CNFPT - avec des cadres du privé permet TRES VITE de se libérer de ce type de complexe ...! je l'ai fait et constaté moi-même)
Les Territoriaux ont l'habitude d'échanger très volontier entre eux directement, et cela fait partie des points extrêmement forts concernant les Collectivités : quand un collègue m'appelle ou que j'en appelle un, dans 99 % des cas, l'échange est riche et positif.
Le bloquant avec le réseau social , c'est un échange plus large, plus ouvert avec des personnes que nous ne connaissons pas forcément ce qui peut générer de la méfiance.
A mon avis, il s'agit plus d'un changement culturel que d'une problématique de formation : les territoriaux savent utiliser les TIC et même les déployer - reste à bien éclaircir à mon avis la marge de manoeuvre et de confiance dans lequelle nous pouvons utiliser ces réseaux sociaux.
JN
Très bon article, riche d'infos sur les réseaux sociaux et leur utilisation au sein notamment de la FTP
J'ajouterais quelques éléments concernant ce constat sur le faible taux de pénétration parmi les territoriaux pour alimenter cette réflexion :
1) Le devoir de réserve : si le réseau social peut faciliter l'échange d'expériences, où se situe par exemple la limite dans l'expression d'un pb rencontré dans notre Collectivité afin de trouver une aide sans courir le risque de franchir la ligne jaune ?
1bis) Je m'interroge d'ailleurs , et sans revenir sur le contenu du livre - chacun se fera sa propre opinion - en corollaire de ce premier point sur '' l'effet Zoé Shepard '' qui peut aussi jouer sur l'absence de velléité d'échanger via les réseaux sociaux.
2) Concernant Viadeo ou autres Linkdin : s'il s'agit d'utiliser ces réseaux en termes de mobilité, on peut s'interroger sur le taux de territoriaux candidats à une quelconque mobilité ? Par ailleurs, nous pourrions aussi être victimes éventuellement d'une forme du '' complexe du fonctionnaire '' et de l'image souvent négative qui reste véhiculée autour de ce terme : trop souvent, nous sommes des fonctionnaires avant d'être des spécialistes ès Routes, Transports, systèmes d'information ou autres (le fait de suivre des formations diplômantes - hors CNFPT - avec des cadres du privé permet TRES VITE de se libérer de ce type de complexe ...! je l'ai fait et constaté moi-même)
Les Territoriaux ont l'habitude d'échanger très volontier entre eux directement, et cela fait partie des points extrêmement forts concernant les Collectivités : quand un collègue m'appelle ou que j'en appelle un, dans 99 % des cas, l'échange est riche et positif.
Le bloquant avec le réseau social , c'est un échange plus large, plus ouvert avec des personnes que nous ne connaissons pas forcément ce qui peut générer de la méfiance.
A mon avis, il s'agit plus d'un changement culturel que d'une problématique de formation : les territoriaux savent utiliser les TIC et même les déployer - reste à bien éclaircir à mon avis la marge de manoeuvre et de confiance dans lequelle nous pouvons utiliser ces réseaux sociaux.
JN
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